L’Algérie est ouverte à toutes les perspectives d’investissement privé dans le domaine de l’aviation civile et du transport maritime. Le ministre des Transports, Aïssa Bekkaï, a annoncé, la création d’une cellule d’écoute regroupant tous les secteurs concernés pour le suivi et la coordination des initiatives d’investissement dans ce sens.

Le ministre des Transports a tenu mercredi, une réunion qualifiée d’importante, avec un nombre important d’investisseurs privés dans le domaine de l’aviation civile et du transport maritime.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du plan gouvernemental visant à encourager l’investissement privé dans le domaine de l’aviation civile et du transport maritime, la promotion des exportations, la maîtrise du commerce extérieur et l’arrêt de la fuite de devises à l’étranger.

Encourager l’investissement privé

Le ministre a souligné que « le capital privé est un levier de l’économie nationale et l’encouragement de l’investissement privé est au cœur de la stratégie de l’Etat qui ne ménage aucun efforts pour aplanir les contraintes administratives et juridiques à l’effet de faciliter l’accès des privés à ce domaine vital », lit-on sur le communiqué sanctionnant cette rencontre.

Au terme de la réunion, le ministre des Transports a décidé de « la mise en place d’une cellule d’écoute regroupant tous les secteurs pour assurer le suivi et la coordination pour gagner du temps et accélérer le rythme de croissance ». Il s’est engagé également,  à « suivre personnellement tous les dossiers déposés au niveau du ministère et veillera à leur trouver des solutions rapides ».

Qu’en est-il de l’autorisation de la création des compagnies aériennes et maritimes privées en Algérie ?

Par ailleurs, le ministre des Transports, Aïssa Bekkaï, n’a pas évoqué avec les investisseurs privés, le dossier de   l’autorisation de la création des compagnies aériennes et maritimes privées en Algérie, ni le cahier de charges qui devrait régir cette activité.

Pour rappel, Abdelmadjid Tebboune avait annoncé en août 2020, qu’il ne voyait « aucune objection, aujourd’hui, à ce que des investisseurs privés créent des compagnies de transport aérien et maritime de marchandises et de voyageurs ainsi que des banques ». il avait appelé à optimiser “tous les moyens disponibles pour dynamiser le trafic aérien domestique et permettre à l’Algérie de retrouver sa place dans le domaine du transport maritime.”

Les investisseurs attendent une décision officielle

Le chef de l’Etat a rappelé que la facture annuelle des services de transport s’élevait à 12,5 milliards USD, dont 3,4 milliards USD pour les frais du transport maritime de marchandises.

Le transport aérien et maritime a été fermé à l’investissement privé national, mais ouvert aux compagnies étrangères, qui tiraient profit de cette situation.

Les professionnels du secteur attendent avec impatience, une décision officielle et forte des pouvoirs publics.  Ils craignent la réédition des erreurs du passé. Car, rappelons le, l’investissement privé dans le transport aérien avait déjà été autorisé en Algérie, au début des années 1991. Mais il a essuyé un coup d’arrêt dans le sillage du scandale de l’affaire Khalifa Airways, qui a éclaté en 2003.

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