La filière automobile ne sort toujours pas la tête de l’eau en Algérie. Le passage de l’importation à l’assemblage de véhicules en 2016 a été un échec, selon un des concessionnaires. Chiffres à l’appui, Tahar Mahyaoui, distributeur de la marque Peugeot en Algérie, puisque c’est de lui qu’il s’agit l’explique.  

Celui-ci a affirmé que les prix des voitures n’ont nullement baissé par ce changement d’activité imposé par le gouvernement. Bien au contraire. « Nous, distributeurs, nous acquittions de la TVA et des droits de douanes et nous vendions à des prix raisonnables. Eux (les opérateurs lancés dans l’assemblage automobile) non seulement, ils ne payaient ni TVA ni droits de douanes, mais ils vendaient au double du prix de la valeur du véhicule », a indiqué cet opérateur à DZ News tv.

Ce dernier dont les déclarations ont été reliées par le site Tout Sur l’Algérie (TSA) a souligné à titre illustratif que « une Renault Symbol (importée) coûtait 90 millions (900.000 DA), avec le montage local son prix est monté à 180 millions (1,8 millions de dinars) ».

Des centaines de postes d’emploi perdus

Dans un  autre registre, le même concessionnaire a indiqué que le passage de l’importation à l’assemblage a fait perdre au secteur des centaines de postes d’emploi. « Plus de 100 000 emplois perdus dans la distribution pour 8 000 créés dans le cadre du montage», a-t-il fait remarquer.

« Il y a 5-6 ans on comptait entre 1 500 et 1 600 distributeurs et 40 marques de véhicules. Tout était en règle. Nous comptions des personnels formés dans la maintenance. Depuis, cette main-d’œuvre est partie », a-t-il encore dit.

Appel à la reprise de l’importation des véhicules neufs

Tahar Mahyaoui n’a en outre pas raté l’occasion pour appeler à la reprise de l’importation des véhicules neufs. Ceci dans le souci d’arrêter la flambée que connait le marché automobile en Algérie suite à la suspension de cette activité.  « Une Toyota 85ch, 1L, année 2005 a été proposée à 280 millions », se désole-t-il. Pour lui, l’importation de 250 000 véhicules par an est suffisante pour faire face à la crise.« 250 000 véhicules sont suffisants pour alimenter le marché algérien », a-t-il soutenu.

 

 

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