A l’ère des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle, l’Algérie cherche à se positionner et à accompagner les jeunes promoteurs. Pour se faire, un programme d’accélération de start-up vient d’être lancé. Une initiative du géant Google qui vise à développer les compétences entrepreneuriales en Algérie.

Quatorze entreprises algériennes issues de sept wilayas ont d’ores et déjà été retenues dans le cadre du programme baptisé «Boost Competencies Entrepreneurship » (BCEP). Un programme d’accélération de start-up lancé par Google en partenariat avec Algeria Venture, l’accélérateur public local créé en 2020.

Le programme BCEP qui vise à développer les compétences entrepreneuriales en Algérie est supervisé par les deux équipes d’A-Venture et de Google for Startups. Ce sont les deux responsables des deux compagnies qui se tâcheront de chapeauter ce programme. Sid Ali Zerrouki, d’un côté et Salim Abid de l’autre.

Sept bénéficiaires du programme BCEP

Les start-up ciblées sont celles ayant déjà bénéficié d’une levée de fonds en amorçage ou d’une première levée de fonds (série A). Avec l’encadrement et l’expertise du géant américain, des experts leur feront suivre un programme de coaching mêlant formation technique en conception de produit, acquisition de clients et leadership.

Parmi les Start-un retenues, les noms de sept bénéficiaires du programme BCEP sont rendus publics. Il s’agit de la pépinière Grow Algeria, de la plateforme d’éducation et de recherche d’emploi Go Platform, du simulateur d’examens scolaires Zidney, de la plateforme d’artisan à la demande Mehan Houra, ou encore de l’entreprise de communication Idrane Plus.

Booster les compétences entrepreneuriales

L’installation de Google dans l’écosystème tech algérien est rendu possible suite aux différentes dispositions prises par le gouvernement envers les start-up. En effet, depuis la prise de fonctions de Yacine Oualid, ministre délégué chargé de l’Économie de la connaissance et des Start-up en janvier 2020, beaucoup d’avancées sont enregistrées.

Ainsi, et avec l’adoption d’un Start-up Act en décembre de la même année, 6 500 start-up ont été repérées par les services du ministère dont 1 000 ont été labellisées comme telles. Ce label leur permet de profiter d’exonérations fiscales et d’accéder en outre à certains marchés publics. Toutefois, booster et développer les compétences entrepreneuriales chez les jeunes promoteurs reste l’objectif premier.

Algeria Start-up Fund

Ces « jeunes » entreprises bénéficieront aussi de facilitations à l’accès au foncier et aux financements potentiels issus d’entreprises de capital-risque et du fonds public Algeria Start-up Fund, doté de 20 millions de dollars. Proche de l’initiative déjà mise en place en France, il doit permettre aux start-up de bénéficier d’un crédit d’impôt d’un certain pourcentage des dépenses nécessaires à la conception ou la réalisation d’un prototype ou d’un projet pilote.

Pour rappel, un crédit d’impôt à l’innovation a été annoncé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à l’occasion d’une conférence annuelle baptisée Algeria Disrupt dont la deuxième édition a eu lieu en mars. La création d’un réseau algérien de Business Angels (« investisseurs providentiels ») et la création d’un fonds pour abonder des sociétés de capital-risque ont également été annoncées lors de cet événement.

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