C’est fait. L’Algérie est devenue actionnaire de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd). L’annonce a été faite lundi 25 octobre 2021. Elle pourra ainsi bénéficier des aides financière pour le développement dans plusieurs domaines économiques.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) est une organisation internationale dont le siège se trouve Londres. Elle émet des emprunts sur le marché international qui lui servent à financer ou cofinancer des investissements.

L’institution financière investit dans des projets, pour la plupart dans le secteur privé et aide à la mise en place de réformes politiques. Elle peut également, prodiguer des conseils aux entreprises, afin de favoriser une croissance durable.

Le long processus

Soixante-douze pays étaient déjà adhérents à cette banque dont le Maroc et la Tunisie. L’Algérie a entamé son processus d’adhésion en mars 2020.  Le Conseil des gouverneurs de la banque avaient approuvé sa demande d’adhésion en juillet 2020. Le chef de l’Etat Abdelmadjid Tebboune a signé le mois de mai 2021, le décret permettant à l’Algérie de souscrire à hauteur de 203 actions de la Berd.

Il « est autorisé, à concurrence de deux cent trois (203) actions, la souscription de la République algérienne démocratique et populaire au capital de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, au titre de son adhésion à cette institution », peut-on lire en effet dans le dit décret paru au Journal officiel (JO) N°61 du mois d’août dernier.

Il ne reste plus à l’Algérie que d’obtenir le statut de pays bénéficiaire des financements et conseils de cette banque pour devenir à part entière de statut de d’adhérent à cet organisme. Depuis lundi 25 octobre, L’Algérie devient officiellement le soixante-troisième actionnaire de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.

Une alternative en matière de financement

« Cette étape nous permettra d’appliquer notre savoir-faire et notre expérience pour aider à développer le secteur privé, promouvoir des approvisionnements énergétiques durables et améliorer la qualité et l’efficacité des infrastructures du pays« , a en effet indiqué sa présidente, Odile Renaud-Basso.

Il va sans dire que cette adhésion ne peut que être bénéfique pour l’Algérie qui a toujours refusé de recourir  au Fonds monétaire international (FMI) comme à la Banque mondiale afin d’emprunter de l’argent pour financer ses projets de développement. La Berd constituera ainsi l’alternative pour huiler sa machine de l’investissement.

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