L’homme d’affaire algérien Issad Rebrab estime que l’Algérie dispose de tous les atouts lui permettant d’être  le trait d’union entre l’Europe et l’Afrique. C’est ce qu’il a déclaré dans un entretien paru ce mardi 26 octobre, sur le site La Patrie News.

Pour le richissime homme d’affaires, l’Algérie peut  être « au centre stratégique au niveau du monde ». Selon lui, il suffit de peu de chose pour « libérer les initiatives, engager des réformes profondes, radicales et rapides », a-t-il énuméré.

« L’Algérie a, aujourd’hui, tous les atouts, géostratégiques, de dimensionnement, de par sa proximité avec l’Europe et de son positionnement vis-à-vis de l’Afrique, nous pouvons être le trait d’union entre les deux continents, le continent européen développé et le continent africain et, en même temps, le continent d’Asie et celui d’Amérique, » indique la première fortune du pays.

Mode de financement 

Évoquant le problème des financements à lever, le patron de Cevital a la solution. « Ce que nous pouvons lever ici n’est pas suffisant, nous pouvons lever des financements au niveau international pour développer nos infrastructures et même notre économie, mais il faut surtout choisir des activités qui feront passer notre pays du stade d’importateur à celui d’exportateur », explique-t-il encore.

Issad Rebrab préconise enfin d’équilibrer la balance de paiement « et nous pouvons le faire, c’est à la portée de l’Algérie ». Il met l’accent sur le rôle du secteur privé dans le financement de l’investissement.

Partenariat public-privé

L’Algérie a récemment promulgué un projet de loi élaboré par le secteur des finances qui consacre une nouvelle forme de relation contractuelle liant le secteur public au secteur privé. Cette disposition contenue dans la loi de finances 2022, constitue « une alternative prometteuse » dans le financement des projets d’infrastructures économiques et sociales en mesure de générer des ressources financières à travers leur exploitation.

Le partenariat public-privé (PPP) permettra surtout de « bénéficier des capacités financières, managériales et du savoir faire du secteur privé et de garantir contractuellement l’effectivité des services ainsi que leurs fournitures dans les délais et avec la qualité requise tout en maintenant le caractère public des infrastructures réalisées dans ce cadre », explique un communiqué des services du premier ministère.

A lire aussi : Où est passé le rêve transafricain d’Issad Rebrab ?

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici