samedi, octobre 16, 2021

Enrico Macias en concert avec un collectif de musiciens franco-algériens

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Enrico Macias sera en concert, samedi 16 octobre, à 20h30, au Centre de Développement Culturel à Saint-Martin-de-Crau. Accompagné par son groupe « Al Orchestra », le chanteur de Constantine revisitera l’ensemble de son répertoire depuis ses débuts.

Ce collectif de musiciens franco-algériens regroupe tous les styles musicaux de Macias : musique arabo-andalouse, française, latine… Une fusion parfaite avec le répertoire inoubliable de l’artiste qui trouve écho auprès d’un large public. Du haut de 82 ans, l’infatigable Enricos Macias continue de chanter ses regrets, ses tristesses, mais surtout ses bonheurs et ses espoirs.

Enrico Macias, le chantre de la fraternité

Enrico Macias s’est inspiré des traditions judéo-algériennes pour devenir l’un des artistes français les plus populaires et les plus influents de sa génération. Né Gaston Ghrenassia, le 11 décembre 1938, à Constantine en Algérie dans une famille juive, il se définit lui-même comme juif « d’origine berbère ». Enfant prodige, il fait ses débuts professionnels en tant que musicien dans l’orchestre du grand maître du malouf, Cheikh Raymond Leyris. En 1961, alors que la guerre d’Algérie bat son plein, il s’enfuit en France suite à l’assassinat de son mentor.

Exil et nostalgie

Installé à Paris, il parvient à relancer sa carrière en interprétant de façon contemporaine des mélodies classiques du malouf. Il commence par la suite à écrire des chansons basées sur ses propres expériences. Enrico Macias se fait remarquer dès 1962, notamment après une série de concerts dans le circuit des cabarets. Son premier single, « Adieu Mon Pays », composé sur le bateau qui l’a amené en France, a immédiatement propulsé sa carrière.

En 1965, il enregistre deux tubes, « Les Gens du Nord » et « Non je n’ai pas oublié », et reçoit le Prix Vincent-Scotto. Les chansons de Macias sont à la fois personnelles et universelles : d’une part, il défend les traditions musicales arabo-andalouses et écrit des textes qui explorent sa foi juive, d’autre part, il prêche des messages de paix et de tolérance.

En 1976, Macias connaît son plus grand succès en lançant sa chanson classique « Malheur à celui qui blesse un enfant », écrite conjointement avec le parolier français Jaques Demary. Après avoir terminé l’album Enrico en 1991, Macias joue le printemps suivant dans le drame théâtral « Quelle nuit ». En 1995, il obtient un nouveau succès avec « Et Johnny chante l’amour », un hommage inspiré de l’icône du rock français Johnny Hallyday.

En 1997, le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan nomme Macias « ambassadeur itinérant de l’ONU » pour promouvoir la paix et la défense des enfants dans le monde.

L’éternel déraciné

Au printemps 2000, Enricos a suscité une grande controverse lorsqu’il a annoncé son intention de retourner en Algérie pour une série de concerts. La tournée de celui qui « rêve de rechanter » dans son pays natal, a finalement été annulée. Alors qu’il  espérait quitter  la  France en 2019 pour « revenir en Algérie », il a définitivement mis fin à son rêve, affirmant qu’« Israël est la seule destination qu’un juif habitant du monde peut avoir, peut espérer ».

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2 Commentaires

  1. certainement y figurent chéikh khaléd et son « fils ». et comme il n’y a plus de retenue à rougir, tous les sépharades d’algérie se réclament étant des berbères. le monde évolue.
    – question: qui les a chassés de « leur pays » ??? PERSONNE !!!

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