Chemseddine Khafrabbi, 33 ans d’origine algérien, bien intégré au Québec, ce travailleur de la santé, vient d’apprendre qu’il sera expulsé du pays le 16 avril prochain. L’avenir qu’il ’avait prévu pour sa famille, est en train de disparaître. C’est comme un saut dans le vide.

Chemseddine Khafrabbi, jeune père de famille, arrivé au Canada il y a cinq ans après avoir déclaré que leur vie avait été menacée. En effet, le jeune algérien a reçu une lettre, lui ordonnant de quitter le territoire du Canada.

Son « crime » ? il n’a pas travaillé durant la première vague de la pandémie, ce préposé aux bénéficiaires d’origine algérienne n’a pas pu bénéficier du programme spécial de régularisation des demandeurs d’asile après avoir pourtant « tout donné », « Je n’ai jamais imaginé quitter un jour le Canada. J’ai une petite famille maintenant. Je suis venu au Canada pour changer de vie. Au Canada, on se sent protégé, » affirme-t-il.

« Je voulais aider les gens, les personnes âgées. J’aime ça. Il y avait beaucoup de travail et de besoins », confie-t-il.

Un aller simple, sans retour

Chemseddine Khafrabbi, n’a plus qu’une seule option devant lui c’est du prendre son billet d’avion vers l’Algérie, pour éviter de repartir menottes aux poignets dans son pays d’origine. Un aller simple, sans retour.

Et même si une demande humanitaire est toujours en cours, les agents frontaliers lui ont demandé de quitter expressément le territoire canadiens.

Quand on décide de quitter son pays et ses proches pour s’installer ailleurs, on s’imagine souvent qu’on va pouvoir améliorer sa situation matérielle et s’épanouir dans la vie, il arrive parfois qu’on vive un tout autre scénario que celui qu’on avait prévu ou rêvé. Les rêves virent parfois au cauchemar. La vie réserve des surprises dont on se serait passés.

 

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