Le Canada est un pays d’immigration par excellence. L’Entrée Express l’une des formules les plus sûres pour les Algériens désirant de s’y installer. Ce système électronique, qui sert en à gérer les demandes de travailleurs qualifiés, permet de s’établir de façon permanente au pays de la feuille d’érable.

Le gouvernement canadien revoit son plan d’immigration pour faire face à la pénurie de main d’œuvre. En cause, la population qui vieillit et la hausse des départs en retraite. D’où la nécessité d’encourager l’arrivée d’immigrés plus ou moins jeunes.

Ainsi, pour les deux ans à venir, l’exécutif prévoit de passer à 451 000 nouveaux résidents en 2024 contre 431 000 en 2022. Le gouvernement Trudeau fixe le nombre de résidents permanents à 1% de la population canadienne. Ce ratio n’inclut les étudiants internationaux et les travailleurs temporaires.

«L’accueil d’immigrants fait partie de l’ADN du Canada»

Dans un entretien accordé au quotidien français Le Figaro, Louise Van Winkle, responsable de la promotion de l’immigration francophone, au sein de l’ambassade du Canada à Paris, admet que « l’accueil d’immigrants fait partie de l’ADN du Canada ».

Ils constituent en effet une part importante de l’identité canadienne et contribuent grandement à la croissance économique du pays. « Aujourd’hui, l’immigration se fait majoritairement via les catégories économiques. Le but est d’attirer des travailleurs qui ont de l’énergie et des compétences mais aussi de répondre aux besoins spécifiques du marché du travail, avec ses variations régionales », a-t-elle ajouté.

Le système d’Entrée Express pour attirer des compétences

Les travailleurs qualifiés qui souhaitent s’établir de façon permanente, en dehors de la province du Québec, sont vite repérés et sélectionnés. Depuis 2015, le Canada utilise le système d’Entrée Express pour attirer des compétences. C’est le principal moyen pour immigrer et s’établir de façon permanente au Canada.

Ce système comprend deux étapes principales : la première consiste à faire part de l’intérêt à obtenir le statut de résident permanent au Canada. La deuxième, l’invitation des candidats les mieux classés à présenter leur demande d’immigration.

Entrée Express : trois programmes d’immigration

Programme des travailleurs qualifiés (Fédéral) (PTQF)

Le programme des travailleurs qualifiés est réservé aux personnes qui justifient une certaine qualification professionnelle. Soit une expérience professionnelle d’une année au moins, continue à temps plein. A défaut, l’équivalent rémunéré au cours des dix dernières années dans une profession qualifiée du niveau de compétence 0, A ou B de la Classification nationale des professions (CNP).

D’autres conditions s’appliquent aux candidats à l’immigration. En outre, ils doivent disposer d’une compétence linguistique intermédiaire ou supérieure validée en anglais ou en français. Pour les candidats ayant fait leurs études à l’extérieur du Canada, il leur sera demandé aussi un certificat d’études (certificat, diplôme ou licence) et un rapport d’évaluation des diplômes d’études (EDE). Un minimum de 67 points, selon la grille de points, est aussi requis.

Programme des travailleurs de métiers spécialisés (PTMS)

Les personnes qui possèdent deux ans minimum d’expérience professionnelle, à temps plein, au cours des cinq années précédant la demande, sont classés dans la catégorie des travailleurs avec des métiers spécialisés. Il s’agit des emplois de bâtiment, comme l’électricité, la construction et de l’industrie.

Les métiers d’entretien et d’opération d’équipement, les chefs et cuisiniers, bouchers, boulangers, pâtissiers, superviseurs sont aussi concernés par ce programme. Idem pour les professions  techniques dans les ressources naturelles, l’agriculture et la production connexe. Enfin, le personnel de supervision dans la transformation, la fabrication et les services d’utilité publique et opérateurs de poste central de contrôle.

Les personnes de cette catégorie doivent à la fois satisfaire à trois exigences. Le candidat doit répondre aux exigences du métier spécialisé, aux critères de compétence linguistique et avoir une offre d’emploi à temps plein au Canada. La durée de cette offre est d’au moins un an. A défaut, un certificat de qualification dans le métier spécialisé fourni par une autorité canadienne officielle.

La Catégorie de l’Expérience canadienne (CEC)

Elle concerne les étudiants étrangers et les travailleurs étrangers qui ont acquis au moins une année d’expérience de travail qualifié, professionnel ou technique au Canada. Cette expérience doit être acquise dans les trois années précédant la date de la demande. Les candidats doivent répondre aux critères de compétence linguistique.

Les personnes faisant partie de cette catégorie ne sont pas contraintes de démontrer qu’elle disposent d’assez d’argent pour subvenir à leur besoins et à ceux de leur famille pendant leur premiers mois au Canada. Dans le cas contraire, les frais à payer sont de l’ordre de 13.213 dollars canadiens pour une personne seule et de 16.449 dollars canadiens pour un couple. Idem pour la personne autorisée à travailler et ayant une offre d’emploi valide.

Sinon, il faut prévoir les frais de traitement à payer au moment de présenter la demande. Ils sont de l’ordre de 825 $ CAD pour le demandeur principal (et pour son conjoint) et 225 $ CAD par enfant à charge. Ajouter à cela, les frais de biométrie : 85 $ CAD par personne ou 170$ par famille de 2 personnes ou plus. Et 500 $ CAD pour l’obtention du statut de résident permanent.

Lire aussi – Changement de modèle migratoire au Quebec : le Canada dit non