La France envisage de réviser les accords franco-algériens, signé le 27 décembre 1968, portant circulation et séjour des algériens en France. L’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, laisse entendre leur imminente mise à jour !

Dans une interview au Figaro Fox publiée sur son site d’information, l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, évoque la révision de l’accord franco-algérien de 1968. « Le mouvement et la régularisation des Algériens en France ont été négociés à une époque où l’on s’efforçait de faire venir en France de la main-d’œuvre étrangère », justifie-t-il sa proposition.

L’accord franco-algérien est la dénomination couramment employée pour désigner l’accord signé entre la France et l’Algérie le 27 décembre 1968 et qui réglemente les circulations, l’emploi et le séjour des ressortissants algériens en France. Il a été renégocié trois fois, mais ses principes de base et ses exceptions de droit commun demeurent toujours.

L’accord a été renégocié trois fois

« Les accords sur la circulation et l’installation des Algériens en France ont été négociés à une époque où l’on s’efforçait d’amener de la main-d’oeuvre étrangère en France. Ils ont été renégociés trois fois, mais ses principes de base et ses exceptions au droit commun restent les mêmes », a déclaré l’ancien diplomate français.

Tout en insinuant que cette révision ne date pas d’aujourd’hui, l’ancien ambassadeur a assuré qu’ « à chaque fois qu’on a voulu changer de fond, on a échoué, et aujourd’hui il va falloir mettre tout l’appareil en discussion, mais on a tendance à ranger des dossiers liés à l’Algérie, et ce point devrait être discuté avec d’autres, pour avoir une vraie vue d’ensemble de notre relation, »

Pour une véritable et réelle vision des relations franco-algériennes

« Chaque fois que nous avons voulu changer de décor, nous avons échoué », a ajouté l’ancien ambassadeur de France. Aujourd’hui, « nous devrons évoquer tout le dispositif pour discuter, mais nous avons tendance à ranger les dossiers liés à l’Algérie. Ce point mérite d’être discuté pour avoir une véritable et réelle vision de notre relation », estime M. Driencourt.

Il a admis que la politique de son pays à l’égard de l’Algérie au cours des dernières années lui avait fait perdre bon nombre des privilèges dont il avait joui. Il a indiqué qu’en 2008, « les entreprises françaises fournissaient 16% des besoins du marché algérien. Aujourd’hui, le pourcentage n’est plus que de 10 % », fait-il savoir.

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