Les autorité françaises ont décidé d’expulser une étudiante algérienne ayant fui l’Ukraine après l’offensive de la Russie sur le pays. Nissia Messaoui, étudiante en paramédical est sommée en effet de quitter le territoire français pour rentrer en Algérie. 

Après l’envahissement de l’Ukraine par l’armée russe, mars dernier, des milliers de civils ont quitté le pays. Parmi eux quelques centaines d’Algériens dont des étudiants. Si certains de ces derniers sont rentrés en Algérie, d’autres par contre ont préféré rejoindre des pays européens. C’est surtout en France que la plus part de ces étudiants se sont rendus. Ce n’est d’ailleurs pas les seuls à entrer dans l’Hexagone.

Des étudiants d’autres nationalités dont des ukrainiens se sont retrouvés dans ce pays. Ce beau monde avait certainement cru qu’il est sorti de l’auberge et pourra ainsi s’inscrire dans des université françaises pour poursuivre ses études. Ce n’est cependant le cas.

Nissia Messaoui a eu le vérifier à ses dépens. Cette étudiante algérienne de 28 ans était arrivée en France le 3 mars dernier en provenance d’Odessa, indique la journal le Monde qui a rapporté l’information mardi 7 juin. La jeune femme a tenté de s’inscrire dans une université française afin de poursuivre ses études, en vain.

A sa grande surprise elle a reçu une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui lui a été signifiée par la préfecture des Yvelines. Nissia Messaoui est invitée ainsi à quitter la France pour rejoindre son pays d’origine.

« Où est l’égalité, la fraternité ? »

Chose qu’elle ne compte pas du tout faire. « Comment voulez-vous que je reparte dans un pays qui n’a rien fait pour moi ? Au début de la guerre, quand j’ai appelé l’ambassade pour demander un rapatriement, on m’a raccroché au nez. Je préfère repartir en Ukraine plutôt que de rentrer en Algérie », a t-elle déclaré au même média. « La France, c’était un modèle pour moi. Mais où est l’égalité, la fraternité ? », s’est-elle indignée.

Ils sont en fait des centaines d’étudiants étrangers dont des algériens qui se trouvent dans la même situation que cette jeune femme. La France ne veut décidément pas les reprendre. « Les facs ont peur de se mettre à dos les préfets. Et c’est un coût financier pour elles. Elles doivent payer de leur poche des inscriptions », explique le collectif Le Poing levé cité par la même source.

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