L’exode estudiantine se poursuit. Le brillant bachelier Gaya Lahouazi, détenteur de la troisième meilleure moyenne à l’échelle nationale, a quitté l’Algérie pour poursuivre ses études supérieures en France.

Scolarisé au lycée Sahoui Aldjia d’Azazga, à Tizi Ouzou, dans la filière mathématique, Gaya Lahouazi a décroché son baccalauréat avec une moyenne générale de 19.22. « Cette réussite ne vient pas du néant, c’est une préparation de longue haleine », a-t-il souligné après l’annonce des résultats.

Dans une déclaration à l’APS, au terme d’une cérémonie présidée, en juillet dernier, par le président Abdelmadjid Tebboune, en l’honneur des premiers lauréats au baccalauréat 2021, Gaya Lahouazi a assuré que cette distinction « restera toute sa vie gravée dans son esprit et sera un leitmotiv pour davantage de réussite à l’avenir ». Il a également ajouté qu’il « investira dans sa réussite au profit de l’Algérie », même s’il n’a pas encore « décidé de la spécialité à suivre à l’université ».

Migration estudiantine

Ainsi, Gaya Lahouazi fait parti de ces nombreux étudiants algériens qui cherchent à poursuivre leurs études supérieures à l’étranger. Les résultats d’une étude récente du Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Cread), conduite par le sociologue Mohamed Saïb Musette, a souligné un « fort désir de migrer de la part des diplômés de l’enseignement supérieur. Un diplômé algérien sur deux affiche son intention de quitter l’Algérie ».

Les résultats de cette enquête auprès des étudiants algériens en France, font ressortir que seuls « 22% envisagent de retourner en Algérie. 78% des étudiants déclarent ne pas avoir l’intention de retourner en Algérie à la fin de leurs études. 57% d’entre eux envisagent de s’installer en France, tandis que 21% se préparent à partir pour un autre pays ».

Fuite des cerveaux

Hormis les étudiants, d’autres intellectuels sont également candidats à l’expatriation. On retrouve notamment des médecins, des pilotes, des ingénieurs informatique et même des journalistes. Ces personnes hautement qualifiées dénoncent souvent des conditions de travaille difficiles et un système qui offre des emplois peu rémunérés et peu de perspectives d’évoluer professionnellement. Des efforts éviteraient la fuite des intellectuels de haut niveau.

Les gouvernements qui se sont succédé n’ont toujours pas doté l’Algérie d’outils pour encadrer les professionnels à forte valeur ajoutée. La fuite perpétuelle des cerveaux, qui s’est accélérée depuis le début des années 2000, accentue l’écart entre l’Algérie et les autres pays avancés en sciences et en technologie. Désormais, il importe de penser à ces mobilités pour retenir les talents et les compétences.

 

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