Des élus, des responsables associatifs, des professionnels du droit et autorités administratives sont montés au créneau en France pour dénoncer les lenteurs administratives auxquelles sont soumis les étrangers pour obtenir un titre de séjour. Dans un courrier signé conjointement, ces derniers appellent à régulariser l’administration française afin de mettre fin au calvaire de ces émigrés.  

Pour obtenir un rendez-vous afin de déposer son dossier de demande d’une carte de séjour relève d’un parcours de combattant pour les étrangers en situation régulière ou irrégulière en France. Depuis la dématérialisation de la procédure suite à la crise sanitaire, la situation s’est compliquée à tel point que certains émigrés ont vu raté beaucoup de choses dans leurs vies quotidiennes.

C’est le cas de cette jeune femme, citée par le journal Mediapart, qui a fait l’impasse sur une année d’étude faute de ce fameux titre de séjour. Le même média qui a rapporté l’information le 24 mai dernier, cite également un père de famille qui n’a pas ou justifier le dépôt de dossier pour renouvellement de sa carte et qui a vu par conséquent, sa femme et ses enfants, français, placés en rétention administrative au commissariat de police.

« Nous appelons désormais à une véritable prise de conscience »

Ils sont en fait nombreux les étrangers à se retrouver dans des situations pareilles, indiquent des élus, des responsables associatifs, des professionnels du droit et autorités administratives qui demandent d’ailleurs l’Etat à intervenir pour régler définitivement ce problème qui a tendance à s’inscrire dans le temps.

« Nous appelons désormais à une véritable prise de conscience, à l’échelle nationale, de la rupture d’accès au droit de nombreuses et nombreux résident (e·s) étranger(e·s) que génère cette impossibilité de prendre rendez-vous dans les préfectures et d’accéder à un(.e) interlocuteur·(trice) », écrivent en effet ces responsables dans un courrier relayé par Médiapart.

Pour ces derniers, « cette pratique qui relève de la maltraitance administrative, n’a pas sa place dans un État de droit ». Ils affirment par ailleurs que leur action est « plus qu’une question de solidarité, il s’agit de celle de l’application effective du droit français et international pour que l’égal accès aux droits de toutes et tous soit une réalité. »