La diplomatie algérienne a saisi officiellement les instances internationales suite à l’assassinat de trois routiers algériens, le 1er novembre, sur le trajet Ouargla-Nouakshot, par des tirs imputés aux forces marocaines.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a adressé des messages au Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, au Secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit, et au Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, Youssef Ben Ahmed Al-Othaimeen.

Selon un communiqué rapporté le 4 novembre par l’APS, le chef de la diplomatie algérienne, M. Lamamra, a informé les responsables des organisations internationales de « la gravité extrême de l’acte de terrorisme d’Etat en question qu’aucune circonstance ne saurait justifier ».

« L’emploi par l’Etat occupant d’un armement sophistiqué meurtrier pour entraver la libre circulation de véhicules commerciaux dans un espace territorial sur lequel il n’a aucun droit, constitue un acte de fuite en avant porteur de risques imminents pour la sécurité et la stabilité au Sahara Occidental et dans toute la région », a-t-il mis en garde avant de souligner « la volonté et la capacité de l’Algérie d’assumer ses responsabilités en matière de protection de ses ressortissants et de leurs biens en toutes circonstances ».

Les trois routiers algériens, Hmida Boumediene, Ahmed Belkhir Chtam et Brahim Larbaoui, ont été assassinés dans un bombardement, entre les localités d’Aïn Bentili (Mauritanie) et Bir Lahlou (Sahara occidental), alors qu’ils effectuaient une mission d’exportation de ciment blanc vers la Mauritanie. C’est ce qu’ont fait savoir plusieurs sources dont des proches des victimes.

Dans un communiqué rendu public mercredi 3 novembre, la Présidence de la République a indiqué que « plusieurs facteurs désignent les forces d’occupation marocaines au Sahara Occidental comme ayant commis avec un armement sophistiqué ce lâche assassinat », affirmant que « leur assassinat ne restera pas impuni ».

Après la décision algérienne de rompre les relations diplomatiques avec le Maroc, une étape supplémentaire est donc franchie entre les deux pays. Invité à s’exprimer sur l’assassinat des trois algériens, le porte-parole du gouvernement marocain, Mustapha Bitas, a répondu brièvement à la questions des journalistes. « le Maroc tient toujours au principe de bon voisinage avec tous, basé sur le respect », a-t-il soutenu, jeudi 4 novembre, en conférence de presse.

A lire l’article – Trois Algériens tués par des tirs de l’armée marocaine : ce que l’on sait

Article précédentImportation des voitures en Algérie : aucun agrément n’est délivré
Article suivantRéparation pour les harkis de la guerre d’Algérie : la France passe à l’action

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici