3.1 C
Paris
samedi, novembre 27, 2021

Crise diplomatique : l’Algérie hausse le ton, la France garde le silence

L’Algérie a décidé de fermer son espace aérien aux avions militaires français  qui survolent son territoire pour rejoindre le nord du Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane.  Les deux pays sont en pleine crise diplomatique qui risque de nuire gravement à leur partenariat stratégique. 

Cette décision intervient après la convocation de l’ambassadeur d’Alger à Paris et la levée de bouliers face aux propos provocateurs tenus par le président français. La crise diplomatique entre les deux pays prend un nouveau tournant dangereux.

Selon les informations du Figaro, Alger a décidé de passer aux choses sérieuses.  Ce dimanche, les avions militaires français sont interdits de survoler le territoire algérien.  Les autorités algériennes n’ont même pas donné de notifications officielles à leurs homologues françaises. C’est une sanction du fait.

Aucune notification officielle

L’état-major des armées françaises a découvert la nouvelle en déposant les plans de vol pour ce dimanche. Les militaires français se sont rendu compte que les autorisations de survol n’avaient pas été accordées par Alger.

Il faut dire que le dérapage du président français ne sera pas passé sous silence. Après le chantage aux visas qui a suscité la colère des Algériens, le président français n’a pas trouvé mieux que de jeter de l’huile sur le feu.

En pleine précampagne présidentielle pour sa réélection, Macron a tenu des propos « irresponsables » envers l’Algérie et ses dirigeants. Il avait notamment évoqué « le système politico-militaire » qui survit grâce à la « rente mémorielle ».

Le président français a parlé d’une histoire officielle algérienne  «totalement réécrite », qui « ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui repose sur une haine de la France ».

En réaction, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur à Paris pour « consultations ». La présidence de la République s’est ensuite versé par un communiqué dénonçant « l’ingérence inadmissible dans ses affaires intérieures. « 

Au sujet  de l’édification de l’Etat national algérien et de l’affirmation de l’identité nationale, la présidence déplore  « les appréciations superficielles, approximatives et tendancieuses » énoncées par Emmanuel Macron qui relèvent d’« une conception hégémonique ».

Dernières nouvelles
Related news

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici