3.1 C
Paris
samedi, novembre 27, 2021

France : Macron reconnait le massacre de 1961 contre les Algériens

Le président français a franchi un nouveau pas dans la reconnaissance des crimes coloniaux de la France commis contre les Algériens. Emmanuel Macron a présidé dans l’après-midi de ce samedi 16 octobre, une cérémonie d’hommage aux victimes du massacre du 17 octobres 1961. C’est la première fois dans l’histoire qu’un président français en fonction préside une telle commémoration.

« Les crimes commis cette nuit-là sous l’autorité de Maurice Papon sont inexcusables pour la République », a déclaré Emmanuel Macron. Cette reconnaissance officielle  des massacres atroces du 17 octobre 1961, intervient il faut le souligner, dans un contexte de tensions entre les deux pays. Alors que les Algériens réclament que la France officielle reconnaisse un « crime d’État », Emmanuel Macron n’est pas allé aussi loin.

Dans un communiqué diffusé par l’Elysée, la France officielle reconnait que  dans la soirée du 17 octobre 1961, « La répression fut brutale, violente, sanglante. Près de 12 000 Algériens furent arrêtés et transférés dans des centres de tri au Stade de Coubertin, au Palais des sports et dans d’autres lieux. Outre de nombreux blessés, plusieurs dizaines furent tués, leurs corps jetés dans la Seine. De nombreuses familles n’ont jamais retrouvé la dépouille de leurs proches, disparus cette nuit-là ».

Un cortège de crimes

L’Elysée précise que « la France regarde toute son Histoire avec lucidité et reconnaît les responsabilités clairement établies. Elle le doit d’abord et avant tout à elle-même, à toutes celles et ceux que la guerre d’Algérie et son cortège de crimes commis de tous côtés ont meurtris dans leur chair et dans leur âme. Elle le doit en particulier à sa jeunesse, pour qu’elle ne soit pas enfermée dans les conflits de mémoires et construise, dans le respect et la reconnaissance de chacun, son avenir ».

« Quel que soit l’état de nos relations avec l’Algérie et quelles que soient les positions des autorités algériennes sur la question, nous le faisons pour nous-mêmes, pas pour des raisons franco-algériennes », conclut le communiqué de l’Elysée.

Dernières nouvelles
Related news

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici