L’ancien président français, François hollande a évoqué sur le plateau de TV 5 Monde, sa dernière rencontre avec Abdelaziz Bouteflika. Le prédécesseur d’Emmanuel Macron révèle qu’il avait eu en face de lui, « un homme qui n’était pas en forme dans le sens où il ne marchait plus ». Mais, « ce qu’il disait était juste et cohérent ».

Pour l’ancien chef d’Etat français, « le président Bouteflika avait jusqu’au moment de sa lucidité, fait preuve de sa capacité à diriger l’Algérie, même s’il était très handicapé ». François Hollande estime que l’annonce de la candidature de Bouteflika pour un cinquième mandat  était « une forme d’atteinte à la dignité du président sortant, comme à la dignité du peuple algérien ».  Ce qui a emmené selon lui, le algériens à sortir dans la rue pour réclamer l’annulation de la candidature de Bouteflika et revendiquer un changement démocratique.

« Il y a eu ces réactions ! Les algériens ne voulaient plus être dirigés par un président devenu fantomatique. Puisqu’on ne le voyait plus dans les manifestations officielles. Donc, j’ai compris cette réaction populaire qui a été longue, mais qui ne s’est pas traduite par des évolutions politiques », a-t-il expliqué.

Sensé, juste et cohérent

Interrogé sur sa dernière rencontre avec le défunt président qui a eu lieu en 2017 à Alger, l’ancien président socialiste indique que son interlocuteur qui n’était  »en forme » physiquement, avait toutes ses capacités cognitives.

« Il n’était pas en forme dans le sens où il ne marchait plus. Il avait un micro, sa voix était faible. Ce qu’il disait était non seulement, sensé mais juste, cohérent et avec ce qui a été sa qualité principale : une vision internationale qui était assez forte et notamment par rapport aux problèmes  au Mali et en Libye », précise encore François Hollande.

Par ailleurs, François Hollande s’est exprimé sur la « dette mémorielle » et les relations avec l’Algérie. L’ancien président français pense « qu’il ne faut pas avoir de mots qui puissent blesser».

Sur les échanges avec l’Algérie, Hollande estime « qu’il n’y a pas de tabous […]  mais il faut avoir une forme de délicatesse dans l’expression ». Il rajoute : « Chaque fois que la France prend position sur les affaires intérieures de l’Algérie, ça lui revient en boomerang ».

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