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samedi, novembre 27, 2021

L’Algérie déterminée à expulser Israël hors de l’Union africaine

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a une nouvelle fois, critiqué la présence de l’entité sioniste en tant qu’observateur au sein de l’union africaine. Le chef de la diplomatie algérienne a appelé à préserver l’unité de l’Afrique et à défendre les principes et valeurs prônés par les fondateurs de l’organisation continentale.

Lors de son allocution à la 39e session du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA),  qui s’est ouverte jeudi à Addis-Abeba, en Éthiopie, Ramtane Lamamra a appelé « ses homologues à préserver l’UA de la division et de la discorde ».

Le chef de la diplomatie algérienne a également exhorté à « promouvoir l’intérêt collectif et à corriger les erreurs qui seraient préjudiciables à l’esprit de solidarité et d’unité au sein du syndicat ».

Ainsi, la question controversée de l’octroi du statut d’observateur à Israël sera soumise au prochain sommet des chefs d’Etat de l’organisation panafricaine prévu en février 2022. Pour Ramtane Lamamra « il faut donc espérer que le sommet marquera un sursaut salutaire d’une Afrique digne de son histoire et ne cautionnera pas une cassure irrattrapable », dira-t-il.

Défendre « l’intérêt suprême de l’Afrique »

Le ministre algérien des Affaires étrangères explique que « les nombreux pays qui, comme l’Algérie, se sont opposés à la décision malencontreuse et dangereuse du président de la Commission de l’UA ont défendu l’intérêt suprême de l’Afrique qui s’incarne dans son unité et celle de ses peuples ».

En revanche,  Lamamra regrette « que la proposition du Nigeria, élaborée avec l’Algérie, tendant à restaurer immédiatement le statu quo ante n’ait pas été acceptée par une minorité activiste représentée par le Maroc et quelques uns de ses proches alliés dont la République Démocratique du Congo (RDC) qui a assuré une présidence particulièrement partiale de la séance ».

Le chef de la diplomatie algerienne précise que, « les ministres du courant majoritaire qui ont conscience que la crise institutionnelle engendrée par la décision irresponsable de Moussa Faki tend à rendre irréversible la division du continent, ont accepté de soumettre la question au sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine prévu au mois de février prochain ».

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