samedi, octobre 16, 2021

Réduction des visas : Marine Le Pen attaque violemment l’Algérie

Articles Similaires

Mardi 5 octobre, la cheffe du Rassemblement national, Marine Le Pen, est montée sur ses grands chevaux pour soutenir fermement la décision du gouvernement français de réduire drastiquement le nombre de visas accordés aux Algériens. La candidate à la présidentielle française passe à l’offensive et appelle à ne plus octroyer de visas tant que « l’Algérie ne rapatrie pas chez elle ses ressortissants indésirables ».


Dans une vidéo publiée sur son compte Twitter, Marine Le Pen a d’abord fustigé la « faiblesse des dirigeants français », à leur tête Emanuel Macron, suite à la décision de l’Algérie de refuser le survol de son espace aérien par les avions militaires français «  engagés au Mali dans la lutte contre l’islamisme ». Une décision qu’elle qualifie de « grave pour la sécurité des deux pays et de l’Afrique, qui n’est pas acceptable et la France doit absolument s’exprimer à ce propos ».

L’héritière de l’extrême droite française ajoute : « Le pouvoir algérien croit que la France est un débiteur éternel, un partenaire que l’on peut tancer à longueur de temps, notre pays doit tenir un langage très clair et très ferme ».

« Les visas avec l’Algérie ne doivent plus être accordés »

Alors que le président français plaide l’apaisement avec l’Algérie et assure qu’il entretient des relations « vraiment cordiales » avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, la cheffe du Rassemblement national a, pour sa part, affirmé qu’« Emmanuel Macron, après avoir glorifié le régime algérien et pris le parti d’accabler la France par une injuste et inadmissible repentance, a pris, sous la pression du calendrier électoral, la décision de réduire les visas accordés à l’Algérie ».

Selon elle : « Cette mesure n’avait que trop tardé et elle est bien insuffisante quand on connaît l’ampleur de l’immigration algérienne et les problèmes graves de communautarisme qu’elle entraîne chez nous »

Marine le Pen estime qu’« il n’y a aucune raison pour que l’Algérie, dont la population et dans sa quasi-intégralité nées après l’indépendance, bénéficie encore des énormes facilités d’octroi de visas comme le prévoit l’accord bilatéral de 1968. Il y a d’autant moins de raisons d’admettre ces octrois que, de son côté, l’Algérie refuse d’accepter le rapatriement de ses ressortissant illégaux, délinquants ou simplement reconduits à la frontière au titre d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) »

« Les accords permettant les facilités de visas doivent donc être abrogés. Les visas avec l’Algérie ne doivent plus être accordés tant que l’Algérie ne rapatrie pas chez elle ses ressortissants indésirables chez-nous. C’est à la France de définir que entre chez elle et qui doit en sortir », a-t-elle surenchéri.

Et de conclure : « Si ces arguments ne suffisent pas, je propose que la France remette en cause les autorisations de transfert d’argent, que les ressortissants envoient chaque année – 1,5 milliard d’euros – vers l’Algérie et qui ne participent donc pas à l’économie française ».

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Dernier article