Un père de famille kidnappe son propre fils mineur à la sortie de l’école, sans donner signe de vie pendant quatre mois. Une affaire qui n’a pas laissé indifférentes les personnes dans la salle d’audience du tribunal correctionnel de Dar El Beida, à l’est d’Alger.

Le chef de famille est accusé de mise en danger de la vie d’un mineur et la non remise de l’enfant à sa mère. La principale victime n’est autre que son ex-femme, mère de ses trois enfants.

La gravité de l’affaire, d’après les faits évoqués, est l’indifférence dont l’accusé fait preuve envers son fils mineur et le reniement de ce dernier de sa mère et ses frères lors de la séance. En effet, il a refusé de retourner au domicile familial avec sa mère. Et il pleura devant le juge, s’adressant à lui : « Par Dieu, je ne rentre pas avec elle, je ne la reconnais même pas !”, s’est-il crier en pleurant.

En se référant au dossier de l’affaire, l’épouse divorcée nommée « K.H » a saisi la justice suite à la disparition de son fils soudainement. C’est son ex-mari, le principal accué, qui l’a enlevé, le mois de novembre dernier, à la sortie de l’école. Il s’appelait “B. Abdelghani”, et il a emmené son fils avec lui, de la capitale Alger au désert, à son insu.

Sans étude pendant quatre mois !

Le plus grave dans cette histoire est que l’enfant est resté sans étude depuis quatre mois ! L’accusé, confronté aux faits par le présidant de la séance, a reconnu ouvertement son qu’il a emmené son fils de 11 ans, le 17 novembre, d’Alger à Oued Souf, plus précisément. Le père déclare que l’enfant est scolarisé dans une école privée avec ses camarades.

Il a décidé de l’emmener avec lui après avoir terminé les examens du premier semestre. Le père prétend que son fils est y scolarisé sur la base d’un certificat de scolarité établi par l’établissement.

Par ailleurs, le juge a demandé au prévenu de lui remettre des documents administratifs prouvant l’inscription de l’enfant à l’école, ainsi que le numéro de l’établissement où l’élève étudie. Cependant, l’accusé n’a rien trouvé à présenter au tribunal pour justifier ses déclarations, et il a promis au président de la séance d’apporter les documents plus tard.

Fuir ses responsabilités…

La victime, en sa qualité d’ex femme du principal accusé  a déclaré que son ex-mari a kidnappé leur enfant pour échapper aux dépenses et la prise en charge de sa famille. ” Il m’a enlevé une partie de moi, il l’a pris mon petit garçon entre mes bras pour échapper aux dépenses familiales”, avait-elle dit. Et il s’avère qu’il n’est pas à sa première, puisqu’il a abandonné ses deux autres enfants adultes, ce qu’il ne l’oblige pas de les prendre en charge.

La victime rappelle que non seulement son ex-mari l’a privé de son enfant, mais a également privé ses deux frères de le voir, dispersant ainsi trois enfants nés d’un même ventre. De ce fait, elle supplie le tribunal, versant des larmes brûlantes, de lui permettre de récupérer son plus jeune fils. Elle dit qu’elle est prête à renoncer à toute compensation financière pour les dommages causés.

Un an de prison et 50 mille dinars d’amende

Enfin, le procureur de la République a requis une peine d’un an de prison et une amende de 50 000 dinars pour l’accusé. Pendant ce temps, il a dirigé des expressions de réprimande pour les actions qu’il a commises contre un enfant mineur. Surtout pour l’avoir emmené dans le désert algérien sans penser aux conséquences.

Le procureur de la République incombe la pleine responsabilité à l’accusé, qui pensait dans son intérêt supérieur de se venger de son ex-femme, sans penser à l’intérêt de l’enfant. Il n’a pas pensé à ce qu’il adviendra de l’enfant en termes de dommages psychologiques qui pourraient affecter négativement ses études et sa vie à l’avenir.

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