Les polémiques n’en finissent pas autour de la compagnie aérienne Air Algérie. Cette fois, c’est une information publiée par des sites marocains, relayée par plusieurs médias et pages Facebook qui a suscité la controverse. 

Selon plusieurs titres marocains dont le 360 et Morroco Day, les locaux et les comptoirs d’Air Algérie à l’aéroport d’Orly de Paris auraient été perquisitionnés. Ces sites rapportent qu’une opération de fouille et de recherche de drogue serait diligentée par la gendarmerie des transports aériens. Face à cette nouvelle polémique qui secoue Air Algérie, le président de l’Observatoire contre l’islamophobie Abdellah Zekri a réagi.

D’après les sites en question, l ’opération se serait déroulée au vu et au su des passagers de l’aéroport surpris par l’ampleur de l’opération avec des gendarmes et des chiens dressés à la traque de la drogue. Les locaux et les comptoirs d’Air Algérie à l’aéroport d’Orly à Paris auraient été perquisitionnés, mardi 5 avril, par les gendarmes de l’aéroport accompagnés de leurs chiens renifleurs.

Selon toujours les mêmes sources, “l’action de la gendarmerie française s’inscrivait apparemment dans le cadre d’enquêtes en cours sur des opérations internationales de trafic de drogue, auxquelles des hauts responsables d’Air Algérie sont soupçonnés d’avoir participé”.

“Manipulation grotesque” relayée par des outils de propagande

Face à cette nouvelle attaque, des réactions n’ont pas tardé à venir, à l’instar de celle d’Abdellah Zekri qui l’a qualifiée de “manipulation grotesque”. «L’histoire de la perquisition du comptoir de la compagnie nationale Air Algérie en France est une manipulation grotesque relayée par des outils de propagande dont tout le monde connaît les accointances», s’est insurgé le président de l’Observatoire contre l’islamophobie.

Abdellah Zekri voit dans cette affaire une exploitation électoraliste malsaine. Une machination fomentée à quelques encablures des élections présidentielles françaises, l’empreinte indélébile des cercles antimusulmans et hostiles à l’Algérie qui font du racisme et de la xénophobie leur cheval de bataille dans leur course effrénée à l’Elysée”.

Contrebande de médicaments ?

Pour rappel, suite à la décision des autorités algérienne d’interdire l’importation de nombreux produits, dont certains médicaments, a entraîné une pénurie de plusieurs substances curatives. Du coup, certains ressortissants algériens, comme cela se faisait auparavant, procèdent à l’acheminement de certains médicaments pour les nécessiteux et autres membres de la famille et proches.

Des membres du personnel d’Air Algérie ont, pour rappel, été arrêtés, puis relâchés, accusés de faire de la contrebande de médicaments. «Ce sont des pères de famille honnêtes et au comportement irréprochable qui n’ont fait qu’aider les gens lorsqu’il n’y avait qu’un seul vol cargo à destination de l’Algérie en raison de la crise sanitaire mondiale», témoigne Abdallah Zekri.

“Il faut arrêter avec cette manipulation !”

Pour rappel, la GTA avait soupçonné les salariés d’Air Algérie d’être à l’origine d’un important trafic et contrebande de produits soumis à autorisations. Abdellah Zekri, quant à lui, dénonce une «volonté de porter atteinte à des hommes et des femmes qui ont agi à titre humanitaire et très souvent avec leur propre argent».

Ainsi, après de multiples scandales routiers en tout genre, cette opération vise à ternir encore plus l’image de l’Algérie via sa compagnie aérienne. «Moi-même, lors de mes déplacements en Algérie, je prends des médicaments pour des personnes atteintes de cancer, de diabète, d’hypertension ou d’autres maladies», relève le président de la Mosquée de la Paix à Nîmes.

Enfin, Abdallah Zekri voit dans ce «brouhaha assourdissant» un lien direct avec les échéances politiques locales dans lesquelles des employés algériens ont été impliqués aux fins flagrantes de «nuire à la réputation de l’Algérie». «Il faut arrêter avec cette manipulation !», s’indigne-t-il.

Le scandale de la cocaïne à Paris-Orly n’en finit pas

En septembre dernier, Air Algérie a été éclaboussée par un scandale lié au trafic de la cocaïne. Un steward de la compagnie aérienne a été interpellé à l’aéroport de Paris-Orly en possession de 400 grammes de cocaïne.

À la suite de cet incident, la compagnie nationale a décidé de durcir les règles pour son personnel.  Les employés d’Air Algérie ne sont plus autorisés à descendre de l’avion lors des escales. Finie l’autorisation de sortir et de faire de petits achats à l’intérieur des aéroports pour les membres de l’équipage. Ils ne pourront plus également, quitter l’aéroport pour ramasser des colis ou du courrier, lors des escales.

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