C’est son thème de prédilection. A quelques mois de l’élection présidentielle, Marine Le Pen multiplie les sorties médiatiques sur l’immigration, la délinquance et la sécurité. Cette fois, la présidente du Rassemblement national a avancé que « 95% de la délinquance de rue est le fait de l’immigration ». Un chiffre qui reste invérifiable puisque la collecte de données liées aux origine ethniques ou raciales est interdite en France.

Marine Le Pen s’est rendue jeudi 28 octobre au commissariat d’Alençon (Orne),  deux jours après les violences qui ont émaillé le quartier de Perseigne, pour apporter son soutien aux policiers et pompiers qui sont, selon elle, « tombés dans un  guet-apens » dans la nuit du 26 au 27 octobre.

Au cours de cette visite, Marine Le Pen a réclamé plus de fermeté face aux actes de violences commis contre les forces de l’ordre, avant de fustiger « le laxisme des politiques ». La candidate dit vouloir « mettre les parents des délinquants mineurs devant leurs obligations ». Pour les délinquants majeurs : « La prison est la solution ».

Par ailleurs, la cheffe de file du RN a avancé que « 95% de la délinquance de rue est le fait de l’immigration, soit d’immigrés, d’étrangers, soit de gens issus de l’immigration ». Marine Le Pen, comme à son habitude, n’a pas précisé la source de ce chiffre invérifiable. D’autant plus que l’identité des individus qui s’en sont pris aux forces de l’ordre à Perseigne n’est pas encore connue.

Mais qu’à cela ne tienne, elle a ajouté : « L’intégralité des émeutes de notre pays est le fait de banlieues qui sont des banlieues immigrées. C’est un fait, ce n’est pas une stigmatisation ».

Notons qu’à son arrivée au commissariat d’Alençon, Marine Le Pen a été huée par certains habitants.  Pour Simone Boisseau, qui fait partie de l’association de gauche « Alternative citoyenne », cette visite est de la pure récupération politique. « Qu’est-ce qu’elle vient faire ? Elle ne va pas apporter de solution, elle vient juste se montrer », a-t-elle affirmé.

Après avoir exprimé sa volonté de réduire drastiquement l’immigration, la candidate du Rassemblement national à la présidentielle 2022 a  présenté, en septembre dernier, son projet de loi de référendum sur l’immigration en France. Elle veut a effet « supprimer le regroupement familial, réformer le droit du sol et l’accueil des mineurs  étrangers isolés ». Elle entend également obtenir l’expulsion des « délinquants étrangers ou la non-régularisation des sans-papiers ».

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