Le phénomène de « haraga » prend de l’ampleur en Algérie. Des centaines de milliers jeunes se portent candidats à l’émigration clandestines au prix de leur vie. L’Algérie envisage de nouvelles approches pour lutter contre ces voyages clandestins. 

Le gouvernement algérien opte pour une nouvelle politique migratoire. A cet effet, deux projets de loi pour lutter contre la traite humaine, la migration clandestine et le trafic de drogue sont actuellement en cours de préparation. L’annonce a été faite par M. Abderrachid Tabia, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Le gouvernement algérien tient toujours à renforcer les sanctions afin de dissuader les jeunes de ne pas recourir aux voyages clandestins en mer. Selon Abderrachid Tabi, deux lois sont censées être transmises incessamment au Parlement. Il s’agit d’une nouvelle approche qui consiste à réintégrer et éduquer les haragas, qui sera également mise en place à travers ces deux projets de loi.

Nouvelle approche pour la lutte contre la migration clandestine

Le gouvernement algérien opte ainsi pour une nouvelle approche pour la lutte contre la migration clandestine. Selon le ministre de la Justice, le problème doit être traité en amont, notamment par la compréhension du phénomène de l’émigration clandestine. En effet, les jeunes ne renoncent pas à leur tentation de partir ailleurs même au prix de leurs vies malgré l’incrimination de la « Harga ».

Désormais, il importe de voir les choses différemment. A juste titre, Abderrachid Tabi souligne que les motivations des candidats à l’émigration illégale sont loin d’être limitées uniquement à l’aspect matériel. Ajoutant que la « Harga » prend ses racines du contexte politique, économique, sociale et morale.

Un accompagnement psychologique est indispensable

En effet, la montée de ce fléau est intimement lié à l’effondrement du système sur le plan moral et les retombées économiques et sociales. Pour cela, le ministre estime qu’il est nécessaire d’appréhender l’émigration clandestine différemment en explorant de nouveaux angles.

En outre, le ministre Abderrachid Tabi a également tenu à affirmer qu’un accompagnement psychologique est indispensable pour lutter contre l’émigration illégale et le trafic de drogue. Cela ne se limite pas l’incrimination des auteurs. D’où, une nouvelle politique migratoire axée sur un accompagnement psychologique des haragas et des trafiquants de drogue.

Désormais, ces derniers ne seront point mis derrière les barreaux, mais seront suivis par des centres spéciaux pour les prendre en charge psychologiquement. Une manière de les aider et les accompagner dans leur processus de réinsertion sociale. Ainsi, avec ces nouvelles mesures contre l’émigration clandestine, les chances de récidives seront réduites.

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