Le redécollage progressif du transport aérien dans le monde semble être amorcé depuis mai dernier. Mais le nombre de vols est encore assez loin de la moyenne. La compagnie nationale Air Algérie a repris ses activités en opérant des vols spéciaux dans le cadre de la réouverture partielle des frontières. De quoi renflouer un tant soit peu, ses caisses.

Air Algérie a commencé à sortir ses avions des hangars en juin dernier après plus de 15 mois de confinement. La reprise du trafic aérien est significative mais elle n’est pas d’ampleur à permettre à la compagnie nationale de remplir ses caisses.

Alors que l’Algérie a décidé de lever progressivement les restrictions sur ses frontières, la prolifération du variant Delta inquiète les spécialistes. Certains pays commencent déjà à durcir leurs mesures exceptionnelles, alors que l’heure des départs en vacances a sonné.

Une reprise timide de trafic aérien

La compagnie nationale, Air Algérie opère depuis le 1er juin, des rotations hebdomadaires au départ de trois aéroports algériens –Alger, Oran et Constantine– vers cinq destinations à l’étranger –Tunis, Istanbul, Paris-Orly, Marseille et Barcelone. Mais, on n’est pas encore au niveau du « monde d’avant » du fait de l’absence des clients d’affaires et des touristes.

Les experts de l’IATA (Association du transport aérien international), estiment que le trafic mondial ne retrouvera pas son niveau de 2019 avant l’année 2024 ; au mieux, il retrouvera 79 % de ce niveau d’ici à la fin de 2021, selon le scénario le plus optimiste.

Remise en service des  avions stockés : Un défit inédit  pour Air Algérie

Avec la reprise du trafic aérien, c’est un défi inédit pour Air Algérie : la remise en service de ses d’avions  stockés depuis le début de la crise qu’il faut sortir d’hibernation rapidement et surtout, en toute sécurité.

Si les procédures de stockage et déstockage sont bien connues et ne posent pas de problème en soi, l’ampleur et la complexité de la tâche des équipes de maintenance sont très importantes. C’est un défi d’un nouveau genre, un défi de taille : la remise en service des appareils stockés, il y a plus d’un an.  Jusqu’à présent, quelques avions ont repris du service, sans incident.

Quant au maintien de compétences des pilotes, il a pu être assuré durant la crise grâce à des séances au simulateur de vol ou sur les quelques vols de rapatriement assurés par la compagnie. Rappelons que la réglementation européenne impose d’avoir effectué au moins trois décollages et atterrissages sur une période de 90 jours.

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