Les députés de l’émigration reviennent encore à la charge pour demander l’ouverture des frontières et la reprise des vols en Algérie. Pour appuyer leur requête,  Abdelouahab Yagoubi et Tawfik Khedim et Brahim Dekhinet ont établi un rapport détaillé sur la situation de la communauté algérienne établie dans les différents pays étrangers.

Afin de convaincre les autorités du pays sur la nécessité de procéder à la levée de la fermeture des frontières, les trois parlementaires ont également évoqué les retombées de cette mesure sur le plan économique.

Dans leur document qui a été remis au président de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur sa demande, les trois parlementaires appellent ainsi au renforcement du programme des vols.  « Il est urgent de prendre en charge la forte demande des Algériens présents dans les grandes métropoles françaises (Lille, Lyon, Grenoble, Nice, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Montpellier, Marseille, Metz et Strasbourg) et aussi, les capitales européennes (Bruxelles, Londres, Montréal, Genève, Madrid, Alicante) sans oublier notre communauté dans les pays arabes (le Caire, Tunis, Beyrouth, Doha, Dubaï, Istanbul) », écrivent-ils.

« Nos ressortissants souffrent »

Ils estiment qu’il est également urgent de rouvrir des frontières terrestres avec la Tunisie et «  exceptionnellement » avec le Maroc afin de permettre aux ressortissants algériens bloqués dans ces deux pays de regagner l’Algérie. Pour eux, ces derniers vivent le calvaire au quotidien à cause de cette situation.

Dans un autre registre, les trois députés ont évoqué dans leur rapport les conséquences de la fermeture des frontières sur le plan économique. Ils affirment ainsi que le tourisme a été le secteur le plus impacté par cet état de fait. Dans leur plaidoirie,  les trois représentants de la communauté algérienne à l’étranger, ont mis en exergue les pertes colossales subies par la compagnie aérienne, Air Algérie et la compagnie de navigation maritime, Algérie Ferries qui font face du coup à une crise financière inédite, notent-ils.

Pour les trois députés en somme, l’ouverture des frontières est une urgence. Il faut dire cependant que le gouvernement ne semble pas prêt pour prendre une telle décision dans l’immédiat, du moins. Le ministre de la Santé qui s’est exprimé sur le dossier, il y a à peine quelques jours, a en effet écarté cette éventualité. Il a affirmé qu’une ouverture des frontières pourra constituer un danger sur le plan sanitaire pour l’Algérie.

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