L’Algérie a fermé son espace aérien à tous les avions civils et militaires marocains. Une décision qui pourrait impacter les vols de la Royal Air Maroc. Selon une source de la compagnie aérienne, citée jeudi 23 septembre par le Financial Post, 15 vols hebdomadaires reliant le Maroc à la Tunisie, la Turquie et l’Égypte sont touchés par un changement d’itinéraire.

Selon la même source, l’impact de la fermeture de l’espace aérien par l’Algérie aux avions marocains, serait « insignifiant » sur le trafic de la compagnie aérienne. Actuellement, seulement 15 vols hebdomadaires reliant le Maroc à la Tunisie, la Turquie et l’Égypte pourraient être impactés.

Les frontières entre l’Algérie et le Maroc toujours fermées

Les dessertes concernées seront effectuées en survolant l’espace aérien méditerranéen. Les vols directs entre les deux pays opérés par Air Algérie ou des compagnies étrangères ne sont pas officiellement interdits.

Mais dans l’immédiat, cette décision concernera les avions marocains dont les trajets survolent le territoire algérien.Car les frontières aériennes entre les deux pays sont fermées en raison de la crise sanitaire. L’Algérie a rouvert partiellement ses frontières aériennes avec sept pays depuis juin dernier. Et le Maroc n’est pas concerné.

Quand aux frontières terrestres restent fermées depuis le début des années 1990 pour des raisons de sécurité.

La décision algérienne annoncée mercredi à l’issue d’une réunion du Haut Conseil de sécurité présidée par le président Abdelmadjid Tebboune, concerne également tous les avions militaires marocains ainsi que ceux immatriculés au Maroc.

La présidence algérienne indique avoir pris cette décision compte tenu de « la poursuite des provocations et des pratiques hostiles par le Maroc ».

Nouvelle escalade des tensions entre les deux pays

La normalisation des relations du Maroc avec Israël l’année dernière en contrepartie de la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental a provoqué la colère d’Alger.

Les propos de l’envoyé marocain auprès des Nations Unies, Omar Hilal, sur la région algérienne de Kabylie, a été la goutte qui a fait déborder le vase.  Le représentant marocain avait appelé lors d’une réunion du Mouvement des non-alignés à soutenir le droit à l’autodétermination de la Kabylie.

En l’absence d’explications officielles de la part du Maroc, l’Algérie a décidé  le 24 août dernier, de rompre officiellement ses relations diplomatiques avec le Maroc, l’accusant d’« actions hostiles » après des mois de tensions entre les deux pays voisins.

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