La création d’un hub aérien à Tamanrasset, dans le sud algérien, est un projet très ambitieux et toujours d’actualité en Algérie. Il a été évoqué par l’ex-ministre des Transports, Aissa Bekkai, cela fait un mois.

Ce système de hubs, développé par les compagnies aériennes américaines vers la fin des années 1980, permet de relier plusieurs destinations en réalisant des correspondances. Un hub aérien est une sorte d’escale en fait où les avions desservant les routes entre l’Europe et les pays africains convergeront.

Ce projet a été annonce lors du conseil des ministres présidé par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune le mois d’octobre 2020. L’Algérie tient toujours à ce projet de hub aérien qui pourra voir le jour incessamment.

Réunir les conditions pour concrétiser ce projet

C’est ce que ressort des déclarations du ministre des Transports, Aissa Bekkai, faites lundi 28 février dernier. En effet, le mois passé, Aissa Bekka, alors ministre des transports, avait a affirmé que son département s’affaire actuellement à réunir toute les conditions pour la réalisation de ce fameux hub.

« Nous avons plus de 30 aéroports et nous disposons de moyens de surveillance aérienne. Certains appellent à la création d’un hub reliant l’Afrique au reste du monde et nous sommes entrain de réunir les conditions pour concrétiser ce projet », avait fait savoir Aissa Bekkai.

Un projet qui avait suscité de la réticence

Cependant, depuis cette annonce, peu de choses ont été dites sur ce méga projet. En outre, son annonce avait suscité de la réticence. En effet, des voix se sont élevées pour dire que celui-ci relève plutôt de l’utopie à cause de son coût de réalisation notamment.

Le lieu choisi pour abriter cette structure n’est pas adéquat, ont estimé en outre certains experts à l’époque. Pour certains connaisseurs, l’aéroport de Tamanrasset est d’une situation géographique désavantageuse. De plus, l’aéroport de Tamanrasset, de son côté, n’a pas les bons atouts pour ce projet, explique-t-on.

Tamanrasset : des réserves malgré sa position géographique

En somme, cette région du grand sud algérien ne s’y prête pas malgré les avantages qu’elle peut présenter. A première vue, Tamanrasset semble être idéale pour la création d’une plateforme aéroportuaire. Mais, des experts ont émis des réserves malgré sa position géographique, que l’on pourrait qualifier de porte ouverte sur l’Afrique.

Aussi, le manque de clientèle locale, qui est censée constituer 30 % du remplissage des avions dans un hub aérien, est un large handicap. Ajouter à cela l’altitude à laquelle est situé l’aéroport (1377 mètres), qui n’est pas idéale pour le décollage des avions, indique-t-on.

Air Algérie serait-elle en mesure de relever ce défi ?

Une autre question qui se pose : est-ce que Air Algérie serait-elle en mesure de relever ce défi ? En Algérie, le futur hub aura besoin, faut-i le rappeler, de l’appui d’une grande compagnie aérienne ayant la capacité d’assurer tous ces vols, avec une flotte conséquente.

Selon l’avis de spécialistes, la compagnie aérienne Air Algérie ne pourrait pas relever ce défi, ayant d’autres priorités. Ainsi, pour mettre en place ce hub, l’Algérie serait obligée de créer une nouvelle compagnie aérienne ; à quel prix ?. Cela demanderait « des milliards de dollars et des décennies », souligne-t-on.

1 COMMENTAIRE

  1. je trouve que ce serait un pas extraordinnaire vers le developpement de la zone
    ainsi que du transport, mais bon il faudrait laisser le programme aux chinois avec
    une location de 20 ans. aux autorité d’agir pour le meilleur.

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