Les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et celui d’Orly se retrouvent dans une situation délicate. Ils font face en effet à un manque cruel de main d’œuvre. C’est ce qu’indique  le Groupe ADP, un organisme qui gère les deux structures aéroportuaires. 

Le trafic aérien reprend de plus belle depuis quelques mois suite à l’amélioration de la situation sanitaire. Une situation qui avait obligé les compagnies aériennes et les différents aéroports de suspendre leurs activités et de licencier d’ailleurs, des centaines d’employés. C’est le cas des aéroports de Paris qui se sont séparés de 1 150 salariés dans le cadre d’un accord de rupture conventionnelle collective (RCC) en 2021 à cause justement de la crise sanitaire.

Surpris et pris au dépourvu par la reprise de l’activité aérienne enregistrée depuis quelques mois, les deux aéroports parisiens se retrouvent dans l’obligation de renforcer leurs équipes afin de mieux répondre aux besoins de leurs clients.

4000 places à promouvoir

Il y a lieu de signaler qu’au premier trimestre 2022, le trafic des aéroports de Paris a déjà atteint 72 % de son niveau de 2019. Selon les prévisions, les deux structures aériennes parisiennes, Roissy et Orly pourraient retrouver leur activité normale avec un an d’avance fin 2023-début 2024.

Selon le groupe Aéroports De Paris, les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et celui d’Orly cherchent ainsi à recruter pas moins de 4 000 salariés dans les prochains mois. Les postes à pourvoir concernent surtout les agents de sûreté, des techniciens de maintenance, mais aussi des ingénieurs.

Pourquoi l’ADP trouve des difficultés à recruter ?

L’opération de recrutement a été lancée mais aussi invraisemblable que cela puisse paraître, les candidats ne se bousculent pas au portion. En effet, les deux structures trouvent toutes les peines du monde pour attirer les postulant. C’est ce qu’a indiqué à la presse jeudi 28 avril, Augustin de Romanet, PDG du gestionnaire d’aéroports.

« Pour recruter, nous sommes confrontés aux mêmes difficultés que les autres entreprises. Ce n’est pas une question de salaire d’embauche mais plutôt comment trouver des personnels », a fait savoir en effet ce dernier.

Ce n’est pourtant pas l’avis du secrétaire général de la CGT d’ADP qui estime que l‘ADP « a du mal à recruter car ses propositions salariales sont en deçà de celles de la concurrence. Ils sont même obligés de donner de l’ancienneté fictive aux nouveaux embauchés, »explique-t-il.

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