L’été arrive et le secteur aérien entrevoit la reprise des vols avec la montée en puissance partout dans le monde, des campagnes de vaccinations et la mise en place des passes sanitaires. Les voyageurs s’apprêtent à retrouver les aéroports et les avions après un an et demi de pandémie. Néanmoins, à l’aéroport et dans l’avion, ce ne sera plus le même voyage à partir de cet été 2021.

Le trafic aérien observé depuis le mois de mai dans les aéroports représente une nette amélioration par rapport aux mois précédents. Pourtant, le début de l’année 2021 qui a enregistré de nouvelles vagues épidémiques n’avait pas non plus incité à l’optimisme d’une reprise rapide

Les chiffres pour l’année 2020 avaient été marqués par une baisse historique du nombre de passagers avec – 66 % par rapport à 2019 soit, –75 % à l’international et un peu moins de 50 % sur les vols domestiques.

« Il s’agit du plus gros choc que le secteur aérien ait jamais vécu », avait résumé Brian Pearce, économiste en chef de l’Association internationale du transport aérien (IATA). Les experts estimant que le trafic aérien mondial ne devrait retrouver son niveau d’avant-crise qu’à partir de 2023 voire 2024.

Mais pour ceux qui retrouveront cet été les aéroports et les avions après un an et demi de pandémie, ce ne sera plus tout à fait, le même voyage. Des masques et du désinfectant, encore moins de contacts et peut-être davantage d’attente.

A l’aéroport

Avant de décoller, dans les aéroports, plus de cerbères, moins de sièges. Pour les étreintes d’adieu, c’est totalement déconseillé comme depuis le début de la crise.  « Seules les personnes qui ont un motif de voyage ou accompagnent des personnes vulnérables » peuvent entrer dans les terminaux, souligne Edward Arkwright, directeur général exécutif du gestionnaire des aéroports parisiens, le Groupe ADP.

Une fois l’étape des vigiles franchie, direction l’enregistrement et la dépose bagages, pour ceux qui n’auraient pas effectué le maximum de démarches en ligne. L’environnement à l’intérieur de l’aéroport ne changera pas pour autant. Les voyageurs retrouveront les distributeurs de gel désinfectant, des marquages au sol pour la distanciation, des panneaux transparents aux guichets et des haut-parleurs rappelant l’obligation des masques.

A bord de l’avion

Comme au sol, la crise aura précipité certaines réformes à à bord des avions. Néanmoins, le trajet en avion de 2021 ne changera pas pour autant pour les voyageurs.

Tous les sièges seront occupés, le service sera assuré normalement, à quelques exceptions près, dont l’emballage ou le dressage des aliments. En revanche, fini le papier journal car les compagnies aériennes privilégient la lecture numérique. Les masques et le gel désinfectant seront aussi de la partie.

A l’arrivée

A l’arrivée, même avec moins de voyageurs qu’en 2019,  les longues files d’attente à la sortie sont la plus grande inquiétude des gestionnaires. Il faudra de temps pour les autorités pour contrôler les certificats de vaccination, tests PCR, formulaires de localisation ou de quarantaine. Pour Fabien Pelous, d’Air France, « le passe sanitaire et la digitalisation sont la clé (…) pour éviter ces points d’engorgement ».

Les arrivées de la zone Schengen devraient pouvoir s’effectuer de façon relativement fluide, grâce à l’adoption du certificat sanitaire européen, mais la situation sera plus difficile pour les vols de pays considérés comme à risque.

L’expérience voyageur sera durablement altérée par la pandémie, estime Luis Felipe de Oliveira, directeur général de l’association mondiale des aéroports (ACI World).

L’organisme européen de surveillance du trafic aérien Eurocontrol, souligne le « rôle clé des technologies pour remettre les aéroports en ordre de marche (…) Plus de biométrie aux formalités d’immigration (…) le contrôle des flux de personnes » ou le « nettoyage aux ultra-violets ».

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